Partager l'article ! Fin du libéralisme en France et aux US ?, un peu d’histoire... :: La crise met en avant la relance de l’état dans l’économie françai ...
La crise met en avant la relance de l’état dans l’économie française à croire que nous étions dans un libéralisme dur auparavant.
Il me semble que l’état a toujours été présent dans l’économie cette politique porte le nom de politique sociale.
La relance c’est faire repartir le mécanisme de croissance en injectant des revenus dans les secteurs en difficulté pour soutenir la demande. Selon le keynésianisme, un plan de relance est plus efficace quand il s'agit d'un plan d'investissement. La théorie keynésienne affirme que l'effet multiplicateur est nettement plus élevé dans une relance par l'investissement que par la consommation. L'effet multiplicateur est en quelque sorte l'effet d'entraînement que le plan doit donner à l'économie.
En France nous avons par exemple :
Dans un autre registre mais toujours sur le même principe keynésien nous avons eu l’annonce du lancement de grands travaux. Rien de bien nouveau pour l’état aidé des collectivités territoriales :
L’évolution des dépenses publiques peut se mesurer en visualisant celle-ci face au PIB :
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Dépenses publiques en France |
1978 |
44% du PIB |
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2006 |
53% du PIB |
Le fait d’avoir une dette publique déficitaire, le fameux compteur qui défile a allure folle et qui nous vaux des remontrance de la par du conseil européen indique que nous avons une politique axée sur la relance.
A l’opposé de la politique de relance nous trouvons la politique de rigueur que nous avons eu durant les années 80 (plan Barre et Delors) et en 95 (plan Juppé).
La relance économique de la part de l’état peut aussi se voir dans l’interventionnisme :
L’état a toujours considéré que la cause du chômage était du a une population active trop nombreuse donc a réduire.
Les dispositifs pour la relance immobilière :
De l’autre coté de l’atlantique la politique de relance n’a également cessé. Le symbole de cette politique interventionniste de type keynésienne est bien entendu le New Deal lancé par le président Roosevelt sur la période de 1933 à 1938 au sortir de la grande dépression de amenée par le crash de 1929 (25% de chômage en 1932, point bas). C’est au sortir de ce plan que Keynes le théorisera.
Apres cette récession les US ont connu une période de forte croissance.
Cependant 2 théories s’affrontent à ce sujet : la première attribue le sortie de la dépression au New Deal, la seconde au desserrement de la politique monétaire de FED
En 1937 les US connaissent une nouvelles période de récession qui verra sa fin grâce a l’économie de guerre qui soutint la croissance. Il n’y a aucune preuve que le New Deal ait eu une quelconque efficacité dans la lutte contre la crise, qui perdura jusqu’à ce que l’Amérique mobilise son économie pour la Seconde Guerre mondiale
Les dépenses budgétaires passèrent de 8 % du PNB en 1938 à 40 % du PNB en 1943
En 1946 après le 2ème guerre mondiale connaisse a nouveau la récession : -11% en 1946, malgré un déficit budgétaire.
(Retour des Boys a qui il faut trouver un travail, transformation des industries de guerre en paix avec l’annulation des commandes des alliés ce qui a pour conséquence : inflation et retour du chômage)
Par la suite les US vont alterner croissante et stagnation.
L’état sera de plus en plus présent dans l’économie avec augmentation des dépenses publiques et des prélèvements.
L'ensemble de la charge fiscale est passé de 7,6 % du PIB en 1941 à 20,4 % en 1945.
Nouvelle crise dans les années 1970 due au choc pétrolier.
La balance commerciale est déficitaire pour la 1ere fois en 1971 (-2.3 milliard de dollars)
Début 1968, les Etats Unis réduisent les convertibilités libres du Dollar en or. Seules les banques américaines peuvent le faire: c'est le "Gold Exange Standard". En 1971: suppression totale.
Ceci remet en cause la parité monétaire, entraîne la disparition des taux d'échanges "flottants" jusque 1972. Les taux deviennent fixes à partir de 1973, ce qui provoque l'effondrement des monnaies européennes et l'obligation de faire apparaître le Serpent monétaire (spéculation internationale).
Dans les années 1990 la croissance semble être repartie aux US avec l'innovation.
L’innovation se diffusant dans le monde entier, le relais de croissance a un effet de levier important pour la création d’emploi.
Le réflexe des gouvernements est la relance keynésienne par le creusement du déficit pour relancer la croissance mais on peut voir que lorsque l’injection est terminée la période de croissance ralentie puis cesse.
Une fois creusée le déficit doit être comblé dans ce cas on stop les dépenses et on augmente les prélèvements et l’économie se remet à stagner ce sont des politique « stop and go ».
Cette politique a des limites
Désormais les politiques à la mode sont celles qui agissent sur la monnaie pour éviter l’inflation leur but étant de libérer les monnaies de leurs contraintes qui les empêchent de croître.
Ces politiques ont laissées se développer des bulles (financière et immobilière) qui nous ont amenées à la crise actuelle
A ce jour la plupart les pays développés ont augmentés leurs dépenses publiques en % du PIB (pourcentage de la richesse créée chaque année dans le pays) avec le temps sauf exception (Suède).
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Dépenses publiques aux US |
Avant la crise de 1929 |
10% du PIB |
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1940 |
20% du PIB |
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1980 |
35% du PIB |
La plupart des pays étaient en déficit avant le déclenchement de la crise financière (Etats-Unis, Royaume Uni, France, Allemagne…) ce qui signifie qu'ils injectaient de l'argent dans l'économie.
A noter que la France a un déficit supérieur aux US (50% contre plus de 35%) mais en France, les dépenses maladies sont largement prises en compte par la dépense publique contrairement aux US ou ce sont majoritairement des assurances privées, payées par l'assuré ou son entreprise.
Un des critères de Maastricht était que le budget soit à l'équilibre en période de croissance, pour permettre un déficit en période de récession, et ainsi soutenir l'économie. La France était en déficit avant la crise ce qui nous pousse a nous demander le santé du pays avant la fameuse crise.