Partager l'article ! Les Chocs pétroliers: Un choc pétrolier est un choc économique provoqué par une modification brutale de l'offre de pétrole, combinant ha ...
Un choc pétrolier est un choc économique provoqué par une modification brutale de l'offre de pétrole, combinant hausse du prix et baisse de la production.
Ces dernières années nous avons connu 3 chocs en :
Quelques pays producteurs de pétrole rendent le reste du monde dépendant.
Le pétrole est bien entendu utilisé auprès d’un large spectre d’entreprise pour qui il est une matière 1ere. La moindre variation de ce dernier entraîne une réaction en chaîne : hausse du coût de production puis du prix de vente, baisse de la consommation, baisse de la productivité, perte d’emploi…
A l’inverse un prix trop bas du pétrole provoque un contre choc pétrolier car les pays exportateurs de la denrée produisent à perte c'est-à-dire que leur coût de fabrication du pétrole est inférieur au coût de revient
Pour les pays importateurs cela se traduit par une hausse du coût de revient des produit, une diminution du prix de vente, une augmentation de la consommation, une augmentation de la productivité, la création d’emploi… Ce cas a de moindre répercutions que le choc.
Toute variation n’entraîne pas un de ces 2 phénomènes.
Les états importateurs peuvent jouer sur leur fiscalité (en France les taxes en France représentent 74% du prix de l’essence sans plomb 95 et 62% du prix du gazole).
Le cours du pétrole est rendu volatile en partie par son contexte politique qui fait varier l’offre et la demande.
Théoriquement, ce qui peut bloquer le prix du pétrole c’est le moment ou son volume pour le produire sera supérieur au volume produit car nous en sommes encore dépendant.
Les 2 premiers chocs sont causés par une offre de production réduite à cause de conflits au moyen orient alors que le troisième est un choc dû à l’augmentation de la demande.
Pour info le baril est une unité de mesure pour le pétrole brut et ses dérivés qui équivaux à 159 litres (158,9873 litres plus précisément).
Dans le but de reprendre en main leur production c'est-à-dire fixer les prix et mettre fin au pillage de leur ressource les pays du Moyen Orient vont créer L’OPEP en septembre 1960. Elle compte alors 5 membres (Arabie saoudite, Irak, Iran, Koweït, Venezuela). A ce jour l’OPEP compte 14 membres : 9 membres sont venus s’y greffer (Qatar, Indonésie, Libye, Emirats Arabes Unis, Algérie, Nigeria, Equateur, Gabon et Angola).
Pour arriver à ses fins l’OPEP a nationalisé les compagnies sur ses terres et a pris des participations.
Vers 1970, les US produisent 80% de leur besoin en pétrole mais avec un coût de revient du baril supérieur a celui extrait au Moyen Orient. Le problème : la concurrence (Europe et Japon) se sert au MO ce qui défavorise les exportations US.
Les pays du MO eux jouent la carte de l’épuisement proche de leur principale ressource et sur l’augmentation de la demande mondiale.
Les Américains font donc pression auprès de l’OPEP pour que les prix soient augmentés à leur coût de revient.
1973, qui marque la fin des « 30 glorieuses », voit la balance commerciale des pays exportateurs devenir excédentaire au contraire des pays importateurs où elle se détériore.
Nous observons une baisse de la compétitivité des entreprises des pays importateurs et une augmentation du taux de chômage avec des coûts de production toujours plus important. En parallèle, l’inflation augmente (13.7%en 1974).
Nous entrons dans une période de stagflation.
La France essaie alors de réduire sa dépendance en pétrole en lançant un programme de construction de centrales nucléaires.
L’OPEP décida d’augmenter le prix du pétrole de 70% en diminuant sa production dans le but de punir les pays occidentaux d’avoir soutenu les Israéliens. Ils imposeront quelques jours plus tard une réduction mensuelle de 5% de la production pétrolière jusqu'à évacuation des territoires et un embargo sur les livraisons de pétrole à destination des Etats-Unis et de l’Europe occidentale. Les pays arabes démontrent leur poids dans le monde. C’est à partir de ce moment que l’on commence à assister à l’afflux de liquidité chez les pays producteur de pétrole (les petro dollars).
Au plus haut le baril de brut sera passé de 3 à 12 dollars en 1 an soit 50 dollars de 2008 en considérant l’inflation. En 1970, le baril ne s’échangeait qu’à 1,8 dollars
Au plus haut le baril de brut atteint 39 dollars soit, en tenant compte de l’inflation, l’équivalent de 100 dollars de 2008.
L’OPEP compense la baisse de la production de l’Iran mais le
contexte reste fragile. Le 27 mars 1979 après la signature d'un traité de paix entre Israël et l'Égypte les
pays de l’OPEP décident d’augmenter le prix du pétrole et d’y intégrer des taxes suivant la conjoncture estimant que les compagnies pétrolières ont trop de stock.
L’Algérie, la Libye et le Nigeria décident eux aussi d’augmenter leur prix.
Ce choc, de plus grande ampleur que le précèdent, entraînera une vague inflationniste.
Les éléments qui peuvent expliquer cette augmentation de la demande :
Ce choc a entraîné un phénomène d’inflation.
Il est à noter qu’un prix faible du pétrole n’encourage pas les pays producteurs à produire. Ils ont eux intérêts a limiter leur production afin que les prix augmentent.
A contrario des prix trop élevés entraînent une baisse de la consommation donc la baisse des cours.
Qui est responsable des hausses ?
Pour les pays producteurs ce sont les états consommateurs qui taxent la ressource, or pour ces derniers c’est l’OPEP la responsable et pour les 2 les compagnies pétrolières qui se gavent.
On peut relever que le prix de revient d’1 litre d’essence a la pompe en France est d’environ 15% le reste se partage entre état producteur, consommateur via les taxes fiscales et compagnies pétrolières
Le pétrole : un investissement pour l’avenir ?
Le graphique ci-dessous montre une augmentation de la consommation de pétrole entre 2000 et 2006 avec une stagnation de la demande entre 2006 et 2008 alors que l’offre a tendance à ce réduire.
La plupart des économistes estiment que le prix moyen de revient d’un baril et au alentours de 60 dollars
Dans un rapport de février 2009 Morgan Stanley, banque d’affaire Américaine, affirme que le baril de brut plafonnera aux alentours des 35 dollars en moyenne en 2009 voir chutera à un plancher de 25 dollars au 2ème trimestre en raison de la faiblesse persistante de l'économie mondiale.
La thèse développée par le département de Recherche sur les matières premières de Morgan Stanley est simple : le marché continue de sous-estimer l'ampleur du ralentissement mondial. Mais une fois la gravité de la crise intégrée par le marché pétrolier, le prix du brut entamera réellement sa chute.
L'OPEP a réduit depuis septembre sa production de plus de quatre millions de barils par jour.
Objectif : 75 dollars le baril en fin d'année.
Comme je l’ai abordé dans un sujet relatif à la sortie de crise que je vois par l’inflation la situation de l’or noir verrait ainsi sa cote remonter.
L’achat peut se faire pour un baril compris entre 30-40 dollars.
Il y a fort a parier que le baril se négociera aux alentours des 100 dollars en 2010.
Certes il est possible que nous contrions cette matière 1ere par une autre ressource mais à ce moment les pays de l’OPEP joueront une fois de plus la carte de la raréfaction et comme tout ce qui est rare est cher…. De plus le moyen Orient étant une zone instable, le moindre embrassement a une répercutions sur les prix du baril.
Les trackers du pétrole :
Les certificats du pétrole :
· Le 100 % Bear DJ Stoxx 600 Oil & Gas (FR0010453522)
· 100 % Quanto, soit sur le pétrole brent (FR0010511535), soit sur le WTI (Fr0010511543)
· 100 % Bear Brent (FR0010252759)